Odyssée du Regard · Territoire wayuu · 2027

WAYUU

Le désert de La Guajira, Colombie — en immersion dans une communauté wayuu, sur un territoire que presque personne n'a jamais filmé. Deux façons de venir : le Workshop documentaire, ou l'Immersion.

Le concept

Pour ceux qui ne croient que ce qu'ils voient.

  • Une seule caméra pour toute l'équipe. Ici, chaque image se mérite. Tu ne shootes pas pour ton feed — tu apprends à raconter le réel.
  • Un cinéaste wayuu comme co-créateur, du premier au dernier jour. Pas un guide : un regard qui dialogue avec le tien.
  • Un vrai film au bout. On tourne un documentaire, ensemble — et la communauté garde les droits sur son image.
Deux façons de venir
Sur candidature

Le Workshop

Le terrain avant l'image.

2 850 € par personne · vols non inclus

10 jours8 places1 caméra partagée
  • Formation documentaire sur le terrain
  • Co-direction de Nekko Agustín Epieyu
  • Approche, éthique, interview, montage
  • Un film collectif à la fin
  • Les droits d'image restent à la communauté

Session unique : 21 → 30 janvier 2027

Réserver le Workshop →

Ouvert à tous

L'Immersion

Rencontrer, pas filmer.

1 950 € par personne · vols non inclus

9 jours10 placesAucun tournage
  • La vie quotidienne dans la ranchería
  • Le territoire : désert, mer, savoir-faire
  • Accompagnement de Simon et Nekko
  • Une seule caméra, tenue par Simon
  • Les droits d'image restent à la communauté

Deux sessions : début janvier · début février 2027

Rejoindre l'Immersion →

Le programme détaillé ci-dessous décrit le Workshop. L'Immersion suit le même terrain et la même éthique — sans la formation ni le tournage.

Avant le départ

Le film commence à la maison

Deux visios avec Simon et le cinéaste wayuu, à J-30 et J-10. La première pose le cadre : qui sont les Wayuu, ce qu'on peut filmer et ce qu'on ne filme pas, comment on demande. La seconde prépare le tournage : le sujet du film collectif, le rôle de chacun, la logistique. Tu arrives à Riohacha en sachant déjà pourquoi tu es là.

Une journée sur le terrain

Une caméra, huit regards

  • MatinLe briefing. Autour du café : ce qu'on a vu la veille, ce qu'on cherche aujourd'hui. Qui tient la caméra, qui tient le son, qui regarde sans rien tenir.
  • JournéeLe tournage. Rencontres, portraits, temps morts, imprévus. La caméra passe de main en main — et celui qui ne filme pas apprend autant que celui qui filme.
  • SoirLe retour d'images. On regarde les rushes du jour ensemble, avec le cinéaste wayuu. Ce qui tient, ce qui ment, ce qu'on refait demain. C'est là que le regard s'apprend.
Trois exercices de regard

Ce que tu apprends, dans l'ordre

  1. Observer. Une séquence sans parole, sans interview, sans musique dans la tête. Tenir un plan jusqu'à ce que quelque chose arrive. Approche du terrain, cadre, patience.
  2. Rencontrer. Une conversation filmée avec quelqu'un que tu ne connaissais pas la veille. Comment on demande, comment on écoute, où on met la caméra pour que la personne l'oublie. Éthique et interview.
  3. Raconter. Ta contribution au film collectif : une séquence montée, choisie avec le groupe. Construction du récit, création collective, ce qu'on garde et pourquoi.

Tu repars avec une expérience de tournage complète, des images que personne d'autre n'a, un regard transformé — et une histoire que tu raconteras longtemps.

L'itinéraire du Workshop — 10 jours
  • Jour 1Riohacha. L'arrivée, le groupe au complet, la dernière réunion éditoriale. Le soir, un cercle : chacun dit ce qu'il vient chercher.
  • Jour 2L'entrée sur le territoire wayuu. Accueil par la communauté et par Nekko, chez lui. Les règles changent : ici, on est invités. La caméra reste dans le sac.
  • Jours 3-4Observer. Premiers plans, premières séquences muettes. On apprend à être là avant d'apprendre à filmer.
  • Jours 5-7Rencontrer. Les conversations filmées, les portraits, le film collectif qui prend forme. Une après-midi libre au milieu — le désert se mérite aussi sans caméra.
  • Jour 8Cabo de la Vela. Le montage face à la mer, à plusieurs mains. Le soir, projection en plein air : la communauté voit le film avant tout le monde, et dit ce qu'elle en pense.
  • Jour 9Les adieux. Dernier regard à la communauté, remise des images à ceux à qui elles appartiennent. Retour à Riohacha, dernière soirée d'équipe.
  • Jour 10Le retour. Chacun reprend sa route, emportant quelque chose d'inexplicable.
Les conditions

C'est un vrai terrain. Chaleur sèche, vent, pistes de sable, nuits en hamac ou en chambre simple chez l'habitant, électricité par intermittence, réseau quasi inexistant. Aucune condition physique particulière — mais une vraie capacité à ralentir, à attendre, et à ne pas tout comprendre tout de suite.


Les départs

Les prochains départs

  • Immersion 18 → 16 janvier 2027 · 10 places · 1 950 €
  • Workshop21 → 30 janvier 2027 · 8 places · 2 850 €
  • Immersion 25 → 13 février 2027 · 10 places · 1 950 €

Vols internationaux non inclus. Réservation par acompte après un échange avec Simon.

Réserver ma place →


Derrière le projet
Simon Ruiz, caméra au poing

Simon Ruiz

Réalisateur documentaire et photoreporter, né à Perpignan. Depuis dix ans, il parcourt l'Amérique latine à la rencontre des peuples autochtones — les Gavião d'Amazonie brésilienne, les Waorani, les Chumbivilcanos du Pérou, où il est descendu dans l'arène du Takanakuy pour Quand le sang bout. Son dernier film, Héritage, tisse l'histoire des Gavião, celle des Catalans de l'USAP et la sienne, adopté à trois mois. C'est en Guajira, en filmant un second enterrement wayuu, qu'il a compris ce qu'il voulait transmettre : le regard se travaille avant la caméra. L'Odyssée du Regard est née de là.

Nekko Agustín Epieyu

Nekko Agustín Epieyu

Réalisateur audiovisuel wayuu, co-directeur de l'expédition du premier repérage au montage final. Photographe, producteur et réalisateur, il documente depuis La Guajira les paysages, les habitants et les savoirs de son territoire, par l'image et le son. Sélectionné pour Imagen Regional 2024–2025 (Réseau des bibliothèques de la Banco de la República) comme représentant de l'audiovisuel de La Guajira, il a reçu le Prix départemental de la culture 2025 en production audiovisuelle pour son court métrage El Paraíso de las Bolsas. Son travail défend une chose simple : que le territoire wayuu soit raconté par ses propres voix.

L'Odyssée du Regard est un projet documentaire au long cours : chaque expédition forme une petite équipe à raconter le réel, avec une communauté qui garde la maîtrise de son image. Les séjours sont vendus par Sanko, agence de voyages immatriculée Atout France (IM013260002), qui en assure le cadre légal et les garanties.

FAQ
Il faut être professionnel·le ?

Non. On ne juge pas ton CV ni ton matos — on juge ton regard. Créateur·rice de contenu, photographe, vidéaste, ou juste un œil qui voit ce que les autres ratent : le Workshop est ouvert à tous les regards.

Je filme au téléphone, ça compte ?

Oui. Absolument.

Il faut parler espagnol ?

Non. Simon est bilingue — des années de terrain en Amérique latine — et assure la traduction sur place, dans les deux sens. Si tu parles espagnol, tant mieux : le lien se fera plus vite. Sinon, rien ne te sera fermé.

C'est physique comme expédition ?

C'est le désert : chaleur, pistes, confort simple en ranchería. Rien d'extrême, mais ce n'est pas des vacances. On t'explique tout en visio avant le départ.

Qui garde les droits sur les images ?

Les images de la communauté appartiennent à la communauté — c'est le socle du projet. Les détails (tes contenus perso, le documentaire collectif) sont cadrés dans le contrat signé avant le départ.

Et si la session est complète ?

Les groupes sont petits, volontairement. Si un départ est plein, tu passes en liste d'attente — et tu es prioritaire sur les prochaines odyssées : Waorani, Chumbivilcanos, Gaviões.

Huit regards. Pas un de plus.

Trois départs entre janvier et février 2027 — deux Immersions, un Workshop.

Réserver ma place → Lire le manifeste →